A cor et à cri


L'isolement des bien-entendants appareillés d'oreillette, qui traversent l'espace public dans la bulle de leurs "sons", m'émerveille moins depuis l’apparition d'une nouvelle espèce. Je fuis maintenant le cycliste, ou joggeur pourvu de haut-parleurs, qui diffuse sa musique très fort, de préférence dans des zones paisibles ou en forêt... La pollution sonore étant liée au seuil de tolérance au bruit - un paramètre très variable selon les époques et les mœurs - Alain Corbin en parle dans son Histoire du silence.

Extrait amusant: " Le cri de jouissance qui semblait encore intolérable au XIX siècle, est devenu, de nos jours, un élément essentiel de bien de séquences de spectacles cinématographiques et télévisuels. Les plaintes enregistrées, à ce propos, par les policiers au XIX siècle, notamment lorsque ces cris étaient proférés par des prostituées, prouvent cette mutation. "

Ces rabat-joie auraient mieux fait de suivre John Cage ( le compositeur ) qui conseille de bien écouter les bruits qui nous ennuient. Je vais m'y atteler aussi. Par où commencer : les haut-parleurs itinérants ou les rabatteurs en forêt de Chaux ? La chasse ouvre le 10 septembre dans le Jura.

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